INTERVIEW DE THIERRY JADOT, MEMBRE DU COMITÉ STRATÉGIQUE DE LONSDALE, parue dans The Good Life le 17 mars 2022

Publicitaire aiguisé, photographe, Thierry Jadot compte parmi les meilleurs experts français de son exigeant microcosme. The Good Life prend son pouls en cette période excitante de lendemains encore flous, à l’aube d’un nouveau défi exécutif grand angle… qu’il a peut-être déjà en tête.
Il fut un temps, pas si lointain, où Thierry était le frère de Yannick. Thierry Jadot, le grand frère de Yannick Jadot, candidat écologiste à la présidentielle. « C’est vrai, je suis l’aîné. Quand j’étais à Sciences-po et Yannick à Dauphine (où j’ai étudié, moi aussi), on a partagé la même chambre d’étudiant pendant deux ans. Mais depuis toujours, et même si nous échangeons sur tant de sujets, lui, c’est lui, et moi, c’est moi », précise Thierry Jadot, dont le physique évoque plus la sveltesse du chanteur Sting que la souriante robustesse du leader des Verts. L’homme de pub s’empresse d’ajouter que, précisément, « ce sont leurs différences qui cimentent leur complicité ». À l’instant où nous le rencontrons, à Paris, avide de repartir vers d’autres lointains qu’une fermeture de certaines frontières lui interdit provisoirement, Thierry Jadot vient de boucler deux intenses et brillants mandats à la direction exécutive de Dentsu Aegis, filiale du nippon Dentsu, cinquième géant mondial de la communication. Un premier mandat de réorganisation intense, puis un second, avec un retour sur investissement qui se montre à la hauteur des ambitions, une goulée de miel pour un releveur de défi. « Venant de chez Publiais, alors très incarnée par Maurice Lévy, tout comme l’était Havas par Vincent Bolloré, ma façon d’émerger était d’essayer d’être meilleur que mes concurrents pour faire exister Dentsu », se souvient Thierry Jadot. Et d’innover dans le numérique, produire des idées, des ouvrages. De l’intelligence. Le protocole ne tarde pas à produire ses effets : Dentsu France s’envole pour sept années de croissance ininterrompue. Modestie oblige, il omet de dire que la filiale française engrange les bénéfices de la culture Jadot, sa connaissance du consulting, du marketing sportif, du luxe et du numérique. Tout ce que son périple de globe-trotter du business lui a permis d’ingérer.
Un missionnaire du business
Une détermination l’habite, tout jeune : « rompre avec quelque chose écrit d’avance ». Son pedigree « études » dégage un parfum de voie royale et sûre ? Thierry Jadot lui préfère le piment de l’incertitude. Il s’enfuit du cocon familial. Loin, si possible. Le voilà professeur de français en coopération. À Canton. Une passion couve en lui : la photo. Dans son focus : une Chine qui s’éveille et se cabre. Trois décennies plus tard, la Maison de la Chine consacre une exposition aux précieuses années « Tian’anmen » de Jadot photographe. A-t-il songé un jour en faire son seul métier ? Mauvaise question, car ce furieux éclectique additionne les talents plus qu’il ne les trie. Très tôt, le jeune aventurier décide de choisir ses boulots en fonction d’un critère majeur : l’international. Il ne résiste pas à une première mission Peugeot, en Argentine. Trop courte à son goût. Il reste à Buenos Aires, où il déploie ses talents de consulting pour souffler à l’oreille du maire, futur vainqueur à la présidence de la République argentine. Polyglotte – sept langues au mieux de sa forme, quatre aujourd’hui, très maîtrisées -, l’homme ignore autant les cases professionnelles que les frontières. Arnaud de Puyfontaine en fait son directeur de la presse auto chez Mondadori ; Publicis, l’un de ses spécialistes des pays émergents (Chine, Inde, Russie, Moyen-Orient…). Se loge dans cet observateur du monde une âme de missionnaire du business. Il défend des idées – pour l’inclusion des femmes, via #JamaisSansElles, et contre le cyberharcèlement. Il professe les vertus de l’entreprise – dans sa géniale durabilité -, celle de la pub – « sans elle, pas de démocratie ! » -, éclaire le tsunami numérique d’une vivifiante positivité : «le digital a le pouvoir de combler les fractures sociales et géographiques », observe-t-il. Thierry Jadot se dit libre « de choisir [ses] combats ». Mais le guetteur d’images sait garder l’œil sur d’éventuelles opportunités. Sa récente nomination au Comex de l’agence de branding Lonsdale n’est pas passée inaperçue.

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